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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 22:50
En prenant cet autoportrait hier avec mon nouveau réflexe numérique,
je me suis questionnée sur la posture du photographe
face à son sujet...




Prend-on les mêmes photographies aujourd'hui,
derrière un écran numérique tenu à bout de bras...
... que depuis le début de l'histoire de la photographie ?

Les photographes ont  successivement été
camouflés par le tissu noir d'une grosse chambre en bois,
penchés, dans un humble salut, au-dessus de leur rolleiflex,
chasseurs, visant leur proie de leur reflex, pour lui tirer le portrait...

Reviennent des souvenirs de ma maîtrise,
dont une partie était consacrée à Prévert et les photographes,
qu'il évoquait à travers plusieurs textes :
comme de terribles chasseurs
ou de sympathiques braconniers d'images,
selon le type d'appareils photos qu'ils utilisaient
et leur attitude face à leurs modèles :

"De ces outils, les uns en firent bon usage, les autres pas, et de nos jours, c'est encore comme cela."
Prévert, Jacques. "Portraits de Picasso". Oeuvres Complètes II. Pléiade, 1992, p. 540

Son ami Doisneau pensait de la même façon.
"Les appareils qu'on utilisait dans le temps étaient des Rolleiflex, des appareils qui obligeaient  à avoir un mouvement de courtoisie puisqu'on s'inclinait. Maintenant, c'est la ligne de tir, et le lapin qui est en face n'aime pas ça."
"Robert Doisneau, l'oeil des Faubourgs", Phosphore, 1990

ou encore
"Je n'osais pas photographier les gens, j'ai commencé plus tard, à l'apparition du Rolleiflex, parce qu'avec le Rolleiflex, on a la visée au-dessus de l'appareil. C'est un instrument qui permet de ne pas regarder les gens en face. N'importe quel dompteur de singe vous le dira : il ne faut jamais regarder l'animal dans les yeux. Les gens, c'est pareil. Si on les regarde en face, c'est comme une provocation, On crée un rapport de force. Avec le Rolleiflex, quelle courtoisie, quelle humilité ! Comme l'appareil se tient à hauteur du nombril, on doit se courber pour regarder dans le viseur, comme par respect pour la personne photographiée. ça change tout."
"Robert Doisneau, l'homme qui aimait les gens", Télérama, 13/04/1994, n° 2309


Toutes ces paroles en tête,
l'idée m'est venue d'un dessin,
qui montrerait "l'évolution du photographe"
à la manière de l'iconographie de "l'évolution de l'homme"...

Image récupérée sur le blog http://ceciestuntest.over-blog.com/article-11079167.html
où l'on voit plusieurs versions intrigantes de l'évolution de l'homme...



Mon petit dessin des photographes se trouve dans l'article
L'évolution du photographe



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Publié par Sirène - dans Photo
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