
Hier, je me suis endormie en finissant un roman,
"Windows on the world" de Beigbeder,
en imaginant l'odeur de l'incendie du World Trade Center.
"Le rideau de fumée est tellement épais
qu'il est impossible de distinguer ce qui est incendie
de ce qui est poussière."
Ce matin, je me réveille avec cette odeur âcre et suffocante. Fiction ?
Des bruits de pas dans l'escalier, des voix à tous les étages.
J'ouvre ma porte :
"Ne vous inquiétez pas, mais y'a le feu en bas.
Il va falloir sortir !"
Voilà comment on se retrouve un dimanche matin
en chaussons dans la rue avec tous ces voisins...