Une forêt est ravagée par un incendie. Les animaux se sont enfuis, et regardent de loin, aterrés, leur maison brûler.
Seul le petit colibri s'active. Il fait des allers-retours entre une mare et la forêt, puisant quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Agacés, les autres animaux s'exclament :
‘’ Eh petit colibri ! Tu es fou ! Tu ne crois quand même pas que tu vas éteindre l’incendie avec quelques gouttes d'eau ? ‘’
Ce conte me paraît comporter une philosophie de la vie essentielle, tant pour les individus que pour les nations. Il ne faut pas rêver de grandes réformes, voire des révolutions, si nous ne faisons pas, à notre place, le petit quelque chose que nous pouvons réaliser. La plage est faite de milliards de grains de sable : chacun est indispensable, sans eux, il n'y aurait pas de plage ; mais seul, il ne constitue pas la plage.